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Les eaux pluviales évacuées pouvaient servir aux populations, dit le gouverneur de Kaolack



Kaolack, 29 oct (APS) – Le gouverneur de la région de Kaolack (centre), Amadou Sy a indiqué, mardi, être toujours peiné de faire évacuer des eaux de pluie qui pouvaient rationnellement servir aux populations, plaidant pour une gestion rationnelle de ce liquide précieux.

‘’Le plus grand drame que j’ai vécu en tant que gouverneur des régions humides comme Tambacounda, Dakar, Saint-Louis et Kaolack, c’est d’avoir été dans l’obligation d’évacuer des eaux pluviales qui pouvaient valablement servir aux populations’’, a relevé M. Sy.

Le gouverneur ouvrait l’atelier de concertations zonales pour l’élaboration de la politique nationale pour la gestion des zones humaines (PNZH).

''Une politique rationnelle de gestion de l’eau nous aurait aidés à utiliser le liquide précieux à bon escient et au grand bonheur des populations du Sénégal qui peut être considéré comme une zone humide par excellence avec ses nombreux cours d’eau, étangs, lacs, fleuves et affluents'', a dit le gouverneur de Kaolack.

Cet atelier zonal de Kaolack a regroupé les autorités administratives, services techniques et acteurs de développement des régions de Kaolack, Fatick et Kaffrine.

Maître d’œuvre du processus d’élaboration, la direction des parcs nationaux s’est attachée les services de l’ONG Wetlands International Afrique (WIA) pour mettre en place une PNZH, a indiqué le coordonnateur du processus d’élaboration de la PNZH au WIA, Pape Mawade Wade.

Les zones humides fournissent directement ou indirectement une multitude de ‘’biens et services’’ qui ont beaucoup de valeurs écologique, culturelle et économique, a souligné M. Wade. Il a signalé l’urgence d’élaborer un plan d’action quinquennal tenant compte des contraintes et enjeux de conservation et d’utilisation des zones humides du Saloum, de la Vallée, de la Casamance, du Bas-Ferlo, des Niayes, etc.

''Les consultations zonales qui se terminent par Kaolack dénotent de la volonté de conduire un processus itératif pour définir les priorités dans le cadre d’une stratégie cohérente et réaliste devant aboutir à une PNZH qui définira le rôle des pouvoirs publics, de chaque acteur et des partenaires et fixera les objectifs spécifiques de gestion'', a soutenu M. Wade.

La PNZH identifiera les stratégies de mise en œuvre avec un programme d’action prioritaire assorti des coûts estimatifs et des délais de réalisation pour chaque zone éco-géographique (ZEG) dans la perspective de la territorialisation des politiques publiques.

Il s’agira, entre autres, de veiller à la bonne gestion des zones humides, de proposer l’inscription de nouveaux sites sur la liste de Ramsar en plus du Parc national des oiseaux du Djoudj et de la réserve spéciale d’avifaune du Ndiael, du parc national du Delta du Saloum, de la réserve spéciale de faune de Gueumbeul, du parc national des Îles de la Madeleine et celui de la Langue de Barbarie, a dit le commandant Abdoul Salam Kane de la direction des Parcs nationaux.

PON/AD

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Eau et Assainissement


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