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Héléne Tine «Les femmes ont leur apport à la gestion des collectivités locales»



L'OBS - Hélène Tine, député et par ailleurs présidente intérimaire du Conseil régional de Thiès, est, parmi les 6 postulants, l’unique femme candidate à l’assaut du Perchoir de l’instance régionale.

En 12 ans de présence sur la scène politique, elle a fini par se forger une carapace de leader. Engagée auprès de Moustapha Niasse suite à son appel du 16 juin 1999, Hélène Tine s’est distinguée dans le landerneau politique par sa combativité. En 2012, suite à des dissensions au sein de l’Afp, elle est enrôlée par Mansour Sy Djamil au sein de Bess du niakk qui la porte à l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, autour du Mouvement pour un Sénégal d’éthique et de travail (Mset) porté par Bakary Faye, Marie Ndiaye et Ndiaga Sarr, entre autres, Hélène Tine trace sa voie et impose son leadership aux hommes. Elle est à la tête du Conseil régional, après avoir mené, en 2009, pour le compte de Benno Siggil Sénégal, les négociations avec Idrissa Seck pour porter feu Idrissa Camara au pinacle du Conseil régional. Des manœuvres qui vont d’ailleurs valoir à son groupe le poste de 1er vice-président, poste qu’elle occupait au Conseil régional. Assurant l’intérim, elle entend rempiler à la tête de l’institution régionale. Mise en compétition ce vendredi 27 décembre, la Présidence du Conseil régional est la convoitise de 6 candidats en lice : Ayemérou Nging (Apr), Serigne Mbacké Ndiaye (Pds), Jean-Baptiste Ndione (Ps), Souleymane Diène (Ps), Mor Sène (Rewmi) et Hélène Tine (Mset).

«En tant que femme, je ne dois pas fuir ce combat»

Seule femme candidate, Hélène Tine dispute le poste avec 5 autres prétendants. «Ma candidature est une candidature institutionnelle et de principe qui cherche à renforcer la participation des femmes dans les instances de décision locales. Parce que dans les 14 régions, il n’y a pas de femme qui se trouve à cette position-là (Présidente de Conseil régional)», confie-t-elle. «Nous allons vers de nouvelles élections en 2014 et nous allons vers l’application de la parité, afin que la participation des femmes dans la gouvernance soit une réalité. Aujourd’hui, en tant que femme, je ne dois pas fuir ce combat et je dois rassurer les autres femmes pour qu’elles comprennent aussi que nous avons des forces à faire prévaloir», ajoute Mme le député. «Je ne vais pas, en tant qu’intérimaire, laisser les 5 autres candidats se battre et me retirer alors que nous allons, dans quelques mois, vers des élections où les femmes et les hommes seront représentés à part égale dans les instances de décision des collectivités locales. Si je ne mène pas ce combat, les femmes sénégalaises diront que j’aurais failli», martèle-t-elle. «Il faudra que les gens prennent de la hauteur pour voir l’intérêt de l’institution qui est de voir comment consolider ce que l’on a réalisé jusqu’ici et consolider la dynamique de consensus. Durant ces 4 ans, on ne savait pas qui est de tel parti ou de tel groupe. Malgré la pluralité du leadership au niveau du Conseil régional, c'est-à-dire 3 groupes d’égale représentativité, nous n’avons jamais eu de blocage. J’appelle les gens à prendre de la hauteur pour donner un signal fort aux autres collectivités pour que les femmes puissent être présentes dans les instances locales», lance-t-elle.

OUSSEYNOU MASSERIGNE GUEYE
L'Observateur

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