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GESTION DES RISQUES DE CATASTROPHES NATURELLES EN AFRIQUE La communication au cœur des priorités nationales

Dans le cadre du projet Irma (Gestion intégrée des risques pour l’Afrique) le Centre de suivi écologique pour la gestion des ressources naturelles (Cse) a réuni à Dakar depuis hier, jeudi 23 octobre, les différents acteurs du secteur de l’écologie pour identifier les besoins des utilisateurs. Pendant deux jours, ils auront la lourde tâche de définir les types de risques et les manières de partager l’information pour gérer les situations de risque. Cette démarche participative place la communication au cœur des priorités.



Échanger sur la manière de partager l’information pour gérer les situations à risque, et définir les types de risques susceptibles de survenir sur le plan national. C’est la tâche à laquelle s’attèlent depuis hier jeudi 23 octobre les différents acteurs de l’écologie sénégalaise invités à Dakar par le Centre de Suivi Écologique pour la gestion des ressources naturelles (Cse) dans le cadre du projet Irma (Gestion intégrée des risques pour l’Afrique). C’est dans une certaine mesure l’objectif principal fixé à cet atelier d’identification des besoins des utilisateurs qui prend fin aujourd’hui. Du moins, selon le propos du directeur du Centre de suivi écologique, Amadou Moctar Niang, qui a procédé hier jeudi 23 octobre à l’ouverture de l’atelier.

Il a souligné par la même occasion le contexte de multiplication des catastrophes naturelles, surtout hydro-écologiques, qui ont sensiblement augmenté à 200 % en 2008. Amadou Moctar Niang, prévoyant le pire pour les années à venir, a soulevé la vulnérabilité du continent africain qui a la lourde tâche de définir ses types de risques et le mode de gestion des mécanismes de communication en cas de catastrophes. C’est en définitive l’objet de cet atelier de Dakar circonscrit à l’identification des différents besoins des utilisateurs au plan national.

Dans ce cadre, où l’échange, la coordination et le partage sont définis comme les meilleures stratégies pour réussir une gestion intégrée des catastrophes, Guy Weets, de l’Université du Luxembourg et par ailleurs coordonnateur du projet Irma, a souligné que l’implication des acteurs africains dans la définition des priorités est au premier plan. « L’essentiel du travail sera fait par les africains eux-mêmes qui feront valoir leur propre expertise. Le principe de base du projet Irma est la coopération avec l’Afrique. Il consiste à développer une plate-forme informatique de gestion des risques de catastrophes naturelles », a-t-il laissé entendre en procédant au rappel du projet Irma. Dans la même perspective, le coordonnateur du projet a souligné la place des outils de surveillance satellite dans la prévention et la gestion des catastrophes. Il a révélé que des discussions sont en cours avec les Nations Unies pour déclencher la charte « Espace » dans le but d’obtenir les résultats de recherches des données disponibles.

Financé à hauteur de 2 millions 500 mille Euros par l’Union européenne, le projet Irma est appliqué à cinq pays dont le Sénégal, le Maroc, l’Afrique du sud, le Cameroun entre autres. Il est défini pour une période de trois ans et constitue une plate-forme d’échange et de partage des expériences africaines locales en matière de gestion des risques de catastrophes en milieu rural et/ou urbain. Pour sa part, Malick Diagne, chargé du projet au niveau national, a reconnu les retombées pour le Sénégal qui y gagnerait beaucoup. Il permettra de mettre sur pied un service d’alerte efficace et un système de communication infaillible. En somme, selon lui, c’est une plate-forme multirisques dans la prévention et la gestion des cas de catastrophes naturelles. Les travaux de groupe de l’atelier permettront ainsi d’identifier les acteurs, les procédures et les services d’information. Ce sera aussi le moment de définir des scénarios pour le contexte de notre pays dont les principales préoccupations sont relatives aux feux de brousse en milieu rural, aux inondations et à la qualité de l’air en milieu urbain.

Sud Quotidien

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Emission Diwaan yi ak gox goxaan yi du 28/01/2012 sur la TFM