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ENVIRONNEMENT Le grand intérêt des zones humides

« Pas de zones humides, pas d’eau ». Cette affirmation suffirait à elle seule pour démontrer l’importance des zones humides dans l’équilibre des écosystèmes, et la gestion des ressources en eau. C’est l’avis des experts qui rappellent que « l’eau intervient dans tous les secteurs de développement ».



L’eau est sans nul doute l’une des plus importantes ressources de la planète. Elle intervient dans presque tous les secteurs de développement. Sa gestion est un enjeu non-négligeable pour sécuriser le devenir humain et des écosystèmes. Dans son introduction à la Gestion intégrée des ressources en eau (Gire), Commandant Abdoulaye Ndiaye, Chargé du renforcement des capacités en Afrique de l’Ouest pour Wetlands International, a noté dans un exposé « que la nouvelle démarche de la Gire reconnaît que la gestion de l’eau est liée à la gestion de l’environnement ». Il s’exprimait ainsi à l’occasion du voyage de presse organisé récemment à Djoudj, du 27 au 30 octobre dernier, par Wetlands International.

Commandant Abdoulaye Ndiaye a prévenu que « la dégradation ou la destruction des zones humides entraîne des changements majeurs dans le cycle de l’eau et dans la vie des populations ». Dans la même perspective, le chargé du renforcement des capacités pour Wetlands International a démontré l’importance des zones humides. Elles constituent, selon lui, une ressource planétaire, renfermant par ailleurs beaucoup d’intérêts : pâturage, production agricole, écotourisme, biodiversité, foresterie, alimentation en eau potable, santé et récréation, faune, pêcheries, recherche et éducation, etc. Dans une autre mesure, Commandant Abdoulaye Ndiaye a révélé que les zones humides servent aussi à « maîtriser les crues ». « L’eau venant des bassins versants est stockée dans les zones humides qui protègent ainsi les villages des inondations », a-t-il renchéri.

Pour sa part, Commandant Seydi Ababacar Bèye, Consultant formateur, a noté que l’eau est l’élément vital de la planète Terre. « L’eau est à la base de la biochimie de tous les organismes vivants », a-t-il déclaré. Et de poursuivre : « Le volume total d’eau disponible sur terre est de 1,4 milliards de km3 dont la plus grande part est stockée dans les océans, les glaces polaires et les eaux souterraines », a-t-il laissé entendre. En expliquant le cycle de l’eau, il a souligné que « seuls 505000 km3 entrent dans le cycle hydrologique et tombent sous forme de pluie ou de neige, s’infiltrent dans le sol et les roches, coulent dans les rivières et passent par les zones humides pour finir en mer ».

Le consultant formateur a aussi présenté par la même occasion la répartition de l’eau douce de surface (liquide). Il a indiqué que les rivières en contiennent 2 %, les marais 11 % et les lacs 87 % ; contrairement à l’eau douce souterraine (31,4 %) et l’eau des glaces (68,3 %). Les zones humides sont donc très importantes. Elles doivent être géré d’une manière responsable. C’est le grand défi des décideurs qui doivent beaucoup investir pour leur valorisation.

Sud Quotidien

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Eau et Assainissement


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