Les collectivités locales vont pouvoir désormais directement bénéficier du Budget consolidé d'investissement (Bci) dans les domaines de l'éducation et de la santé, a indiqué vendredi à Kaolalck, le président de l'Association nationale des conseillers ruraux (Ancr), Alé Lô.
L'expérience qui s'achève en 2006 dans les régions-test de Louga, Fatick, Diourbel et Kaolack, sera étendue l'année prochaine aux autres régions.
Un atelier sur la gestion décentralisée du Bci sur la question a réuni vendredi à Kaolack les élus locaux des régions de Kaolack et de Diourbel, à l'initiative de l'Ancr, en collaboration avec l'Agence d'exécution des travaux d'intérêt public (Agetip).
Il s'agit, a indiqué Alé Lô, de donner ainsi un contenu à la décentralisation par une dotation de ressources financières suffisantes avec le Bci et de compétences à travers l'Agetip qui va les accompagner.
Cette agence va jouer, dans cette première phase, un rôle d'ingénieur-conseil et de maîtrise d'ouvrage délégué pour les infrastructures sanitaires.
M. Lô a précisé que, pour ce faire, le Bci va être logé dans les budgets des communes et communautés rurales bénéficiaires, lesquelles collectivités ont pris l'engagement auprès de l'Etat, des partenaires et de l'Agetip pour la réalisation des infrastructures sanitaires et scolaires.
Les représentants des ministères de la Santé et de l'Education à cette rencontre se sont félicités de cette décentralisation, estimant qu'elle « renforce les collectivités et permet d'avoir un pouvoir de contrôle des chantiers ».
S'agissant d'ailleurs du Programme national de développement local (Pndl), Alé Lô a souhaité qu'il prenne en compte les projets inachevés ou non encore exécutés par les défunts programmes tels le Programme national d'infrastructures rurales (Pnir) et l'Agence du fonds de développement social (Afds).
Selon lui, les entrepreneurs qui y sont engagés ne doivent pas être pénalisés.
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