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CHARTE ET PLAN D’ACTION POUR LA MANGROVE Le Sénégal invité à la ratifier



La capitale Sénégalaise a abrité le mercredi 03 mars dernier un atelier national de validation du projet de Charte et Plan d’actions pour une gestion durable de la mangrove dans la région Prcm (Programme régional de conservation de la zone côtière et marine).

Au sortir de cette rencontre, des recommandations ont été faites pour remédier à la dégradation de la nature. De même, le gouvernement du Sénégal est invité à adopter et ratifier cette Charte pour sa mise en œuvre pleine et complète pour le bien du Pays et de la Sous région. C’est ce qui ressort du communiqué final de la rencontre parvenu à notre rédaction jeudi.

Le Gouvernement du Sénégal, à travers le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature, des Bassins de rétention et des Lacs artificiels, est invité à de prendre les dispositions légales nécessaires pour faire adopter et ratifier la Charte et un Plan d’actions pour une gestion durable de la mangrove dans l’espace Prcm (Programme régional de conservation de la zone Côtière et Marine).

C’est entre autres recommandations finales de l’atelier national de validation d’un projet de Charte du même nom tenu le mercredi dernier à l’initiative de Wetlands international Afrique (Wia). Les participants recommandent « sa mise en œuvre pleine et complète pour le bien du Pays et de la Sous région », notamment l’espace Prcm regroupant des pays comme la Mauritanie, le Sénégal, la Sierra Leone, la Gambie, la Guinée-Bissau et la Guinée.

Au cours de cette rencontre, les participants ont soutenu que le contexte et le processus d’élaboration de la Charte et du Plan d’action ont été bien compris et le contenu adapté aux priorités nationales définies pour la gestion de la mangrove. C’est pourquoi, « sous réserve que les modifications faites dans ces projets de Charte et de Plan d’actions sont bien intégrées et validées », les participants soutiennent que « la charte est en adéquation avec les législations nationales sur l’environnement. Les procédures adéquates d’adoption au niveau ministérielle sont identifiées et prises en charge par la Direction des Eaux et Forêts, Chasses et Conservation des Sols. Le Plan d’action régional prend en compte les priorités nationales ».

Selon eux, « la conservation de l’environnement en général et l’écosystème de mangrove en particulier, exigent une approche régionale intégrant les acquis, l’expérience et l’expertise des différents pays concernés. C’est dans cette perspective que le projet Imao a entrepris de rédiger une charte régionale et un plan d’actions pour une gestion durable des écosystèmes de mangrove pour faire une contribution positive à la stabilité géopolitique et le développement socio-économique qui respectent la conservation des ressources de mangrove ».

Les formations de mangrove le long de la côte Ouest de l’Afrique, de la Mauritanie à la Sierra Leone, en passant par le Sénégal, la Gambie, la Guinée Bissau et la Guinée, connaissent « une très forte régression qui peut compromettre leur subsistance ». Cette dégradation s’explique par le fait que « les populations côtières dans cette région tirent des revenus considérables de l’exploitation du bois de mangrove, de la pêche, de la riziculture, de l’extraction de sel et d’autres activités, en particulier la collecte de miel et des plantes médicinales ». Ainsi poursuit-elle « toutes ces activités, accentuées par une croissance démographique exponentielle sur la frange côtière, ont un impact négatif sur la mangrove.

A cela s’ajoutent les variations du climat entre autres facteurs, qui amplifient la détérioration des écosystèmes de mangrove ». C’est pour y remédier, dans un souci d’amélioration du bien-être et de la sécurité des communautés qui dépendent de la mangrove, de la Mauritanie à la Sierra Leone, l’Union mondiale pour la conservation de nature (Uicn), Wetlands international (Wi) et le Programme régional de conservation de la zone côtière et marine (Prcm) ont mis en place le projet « Initiative mangrove en Afrique de l’Ouest (Imao) », financé par la Fondation suisse Mava.

Sud Quotidien

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Développement durable


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