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CHANGEMENTS CLIMATIQUES ET GESTION DU LITTORAL : Un observatoire « Eric » pour réduire les risques



Le ministre de l’Enseignement supérieur, des Universités et des Centres universitaires régionaux et de la Recherche scientifique, le Professeur Amadou Tidiane Bâ, préside ce matin à 10 heures, à la salle de visioconférence de l’Ucad II, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de lancement du projet de création de l’observatoire Eric (Evaluation du risque climatique sur les systèmes littoraux d’Afrique de l’Ouest).

Le projet Eric, qui concerne le premier observatoire interdisciplinaire des régions littorales et côtières du Sénégal, est une initiative conjointe de l’Institut de recherche pour le développement (Ird), de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) et du Centre national de la recherche scientifique (Cnrs), organisateurs de cet atelier qui se déroule jusqu’au 29 octobre 2010. Cet observatoire, financé dans le cadre du programme « Climat, environnement et société », est destiné à acquérir la maîtrise de la collecte et du traitement en continu d’informations essentielles sur le climat, l’environnement et les activités humaines pour l’atteinte des fondements d’un développement durable des zones côtières.

Dans la note conceptuelle qui accompagne le communiqué annonçant cet événement, il est précisé que « depuis une vingtaine d’années, les régions côtières ouest-africaines connaissent un fort accroissement des activités productrices de richesses, parallèlement à une concentration rapide des populations humaines. Au Sénégal, la moitié de la population est désormais côtière et les régions littorales comme Mbour, Dakar ou Saint-Louis enregistrent des croissances de l’ordre de 5 à 6 %, les plus fortes enregistrées dans le monde. La cause de cette croissance résulte de la grande richesse naturelle des écosystèmes terrestres et aquatiques de la bordure maritime qui sont parmi les plus productifs du monde. Pour riche qu’elle soit, la bordure maritime n’en est pas moins extrêmement fragile. La pression sans cesse accrue que lui font subir les activités humaines menace sa durabilité ainsi que celle du développement économique et social qu’elle a autorisée jusqu’ici. Face à ce risque considérable, il convient de souligner le déficit généralisé de gestion des richesses naturelles côtières, faute d’outils adaptés ».

Pour les organisateurs de cette rencontre, il s’agit ainsi de maîtriser l’observation des systèmes écologiques et sociaux, mais aussi la description des processus permettant leur évolution à partir de la construction d’indicateurs révélateurs et intégrateurs des problématiques scientifiques et des théories qui la sous-tendent. « L’inscription dans le temps long et dans la dimension spatiale est ici essentielle, malgré les difficultés de terrain et de laboratoire et la nécessité d’une structuration des données à la fois en séries chronologiques et en bases spatialisables ou Systèmes d’information géo-référencés », indique-t-on dans le communiqué.« C’est à cette difficile tâche de création d’une telle structure interdisciplinaire que l’Ucad et ses partenaires se sont attelés. Cet observatoire, installé à Mbour, permettra un suivi régulier du climat, des écosystèmes et des activités humaines. Il regroupe, dans un élan coopératif, des chercheurs et techniciens supérieurs issus de l’Ucad, de l’Ugb, du Crodt, de l’Ird, du Cnrs, du Cea, des universités Pierre et Marie Curie et de Paris Nord », explique-t-on.

Moustapha SENE
Le Soleil

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Développement durable


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