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CELEBRATION DE LA JOURNEE DE L’ENVIRONNEMENT MALIKA EXIGE LA DÉLOCALISATION DE MBEUBEUSS



A l’instar des autres localités du monde, la commune de Malika via sa commission environnementale a organisé une rencontre avec les populations pour sensibiliser et exiger la délocalisation de la plus grande décharge de l’Afrique de l’ouest (Mbeubess). Les populations et autorités se sont succédé au micro pour lancer un cri de détresse.

Selon Assane Sow l’adjoint au maire chargé de la commission de l’environnement cette situation a trop perdurer. «Mbeubeuss est là depuis 1968. Et à chaque fois, tous les déchets de Dakar sont acheminés sur ce site. C’est vrai qu’au début c’était juste une décharge, maintenant les populations sont venues aux abords. Nous voulons que les autorités prennent à bras le corps cette situation qui nous étouffe », soutient l’adjoint au maire.

A l’en croire la décharge a installé la psychose et un problème de santé publique dont les enfants sont les plus exposés. «Pas plus qu’avant-hier (vendredi, Ndlr) j’ai été voir le chef de quartier de Ndiguel, il m’a souligné que chaque jour des enfants qui souffrent de problèmes pulmonaires sont acheminés pour des soins traditionnels chez lui. C’est une bombe. La décharge doit quitter», indique-t-il. Selon le président des résidents de la localité, les familles souffrent énormément de cette situation. Ce qui a poussé au maire de la commune de lancer un cri de cœur. «L’état, c’est une continuité. La décharge devrait être fermée depuis 2011, j’ai les documents en main et de jour en jour ça se reporte», a dénoncé Mor Talla Gadiaga.

Et le maire de renchérir «Nous sommes tous issu de formations politiques différentes. Est ce que les maladies qui proviennent de la décharge peuvent faire ce ciblage ? On meure de la décharge», s’est indigné Mor Talla Gadiaga.

La commune de Malika enregistre jusque-là, la présence de puits dans les concessions et la nappe est infectée de métaux lourds (mercure et le chlore) qui accentuent le mal des populations, a fait savoir le maire au cours de la rencontre.

C’est d’ailleurs démontré par des recherches et des prélèvements ont été effectués sur cette eau de puits. «N’est-il pas temps pour que les autorités sortent de leur bureau et appliquent ce que les études ont démontré pour sauver les populations. Ce n’est pas une décharge mais un dépôt d’ordure sauvage», a martelé M. Gadiaga.

Selon lui, on a même fait un test contre la tuberculose sur un habitant de la localité de Malika. Et de poursuivre «aucune action de mitigation n’a été faite pour sauvegarder la santé des populations. On est en train de mourir à petit feu. Je lance un cri de détresse à l’endroit des autorités et à l’ADM qui ne cesse de mener des études qui ne nous servent à rien», dira Mor Talla Gadiaga.

Moussa THIAM
Sud Quotidien

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Développement durable


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