Cela repose sur une approche des uns et des autres, pour créer une dynamique de concertation et d'échanges entre les élus. L'objet de cet atelier repose sur une valorisation des acteurs et des expériences locales à travers des échanges interactifs entre élus et citoyens ; la planification et la mobilisation des ressources.
Cette formation a permis de diagnostiquer les difficultés de compréhension et d'application des textes que rencontre l'organisation des collectivités locales. A en croire Pape Diop, le maire de Dakar, "ce séminaire a été organisé pour engager des discussions entre élus locaux et maire de la ville de Dakar".
Souvent, les rapports sont un peu difficiles entre le maire de ville et les maires des communes d'arrondissements pour la mise en oeuvre des textes qu'organisent les collectivités locales, dixit Pape Diop. A ce sujet, l'édile de Dakar soutient que les difficultés résident du fait que le code des collectivités, la loi 96, est un peu incomplète dans le domaine des décrets d'application.
A ce niveau, il exhorte de refaire les choses, pour entamer des réflexions afin de proposer des solutions concrètes. Interpellé sur la question à savoir quelles sont les mesures prises concernant l'occupation des marchands ambulants ? Sur cette question, le maire de Dakar estime qu'il "peut être fondé pour prendre un arrêté en interdisant l'installation des marchands ambulants". Mais, je ne suis pas fondé juridiquement, car si l'acte était pris, il pourrait être annulé dans ce domaine. Je ne serais pas fondé et je ne suis pas fondé pour interdire à un riverain de louer une boutique", dit-il. Revenant sur la réforme de 1996 portant le transfert de neuf domaines de compétences aux collectivités, l'édile de Dakar assène que le Sénégal est leader. "Les textes qui organisent les collectivités locales sont parmi les meilleures".
A ce niveau, il n' y a aucun problème, renchérit monsieur Pape Diop. Mais force est de souligner que la mise à niveau entre les élus se heurte encore à des contraintes énormes, liées surtout à un déficit de communication entre les principaux acteurs, mais aussi un manque criard de moyens se pose précisément dans les différentes communes d'arrondissements. Une attitude déplorée par les élus locaux.