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Assemblée générale de la CARD : La sécurité alimentaire en ligne de mire



La tenue, hier, de la 5ème assemblée générale de la Coalition pour le développement de la riziculture en Afrique (Card) a été l’occasion, pour les participants des 23 pays membres, de plancher sur les stratégies à mettre en œuvre pour résoudre le problème de la sécurité alimentaire.
L’assemblée générale de la Coalition pour le développement de la riziculture en Afrique (Card), organisée hier, en prélude à la Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (Ticad, prévue en 2013 à Yokohama), contribuera à la promotion du partage d’expériences, de bonnes pratiques sur le développement de la riziculture entre pays membres de la Card. Elle vise également à renforcer la mise en réseau des acteurs de la riziculture et de permettre aux pays confrontés aux problèmes de sécurité alimentaires de tirer des enseignements et dégager leurs propres solutions. Pour Abdoulaye Baldé, ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, qui a présidé la rencontre, la sécurité alimentaire et la génération de revenus en milieu rural dépendent largement des systèmes de production principalement axés sur la culture céréalière.
Selon lui, Une agriculture « moderne » et « suffisamment productive » pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, passe par l’adoption d’une réforme foncière juste et pérenne fondée sur le principe de la non financiarisation de la terre. Dans cette optique, a-t-il poursuivi, la marche résolue vers une autosuffisance rizicole durable demeure une option « irréversible » pour le Sénégal à l’horizon 2017 où la production de riz paddy attendue est fixée à environ 1.300.000 tonnes. Ceci, pour un objectif de 1.600.000 tonnes en 2018 du Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) défini comme le cadre de la Stratégie nationale de développement de la riziculture. A en croire le ministre, de profondes réflexions ont été organisées avec l’appui de la Card afin de disposer de notes conceptuelles qui doivent faciliter la coordination des interventions et la recherche de financement pour répondre à un des enjeux de la Card dans le processus du développement de la filière rizicole au Sénégal. Ces études ont porté, entre autres, sur le développement de la mécanisation, l’optimisation de la fertilisation dans les systèmes de productions rizicoles et le développement des infrastructures de stockage, de transformation et de promotion du riz.
Pour l’Ambassadeur du Japon au Sénégal, M. Hiroshi Fukada, l’Ag de la Card est une occasion importante pour décider des futurs axes de coopération dans le domaine du développement de la riziculture sur la base des résultats déjà obtenus. « Il est clair que le développement de l’agriculture est le plus important sujet pour la sécurité alimentaire de l’Afrique et du monde », a estimé M. Fukada. Toutefois, relève-t-il, l’augmentation de la production, dans toute l’Afrique, ne rattrape pas encore celles des besoins de consommation. De l’avis de l’ambassadeur du Japon au Sénégal, le développement de l’agriculture passe nécessairement par une promotion de l’irrigation, la diffusion des techniques agricoles, la disponibilité et l’accès aux financements.

200 milliards de FCfa nécessaires pour résoudre le problème du riz
De l’avis du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Abdoulaye Baldé, le riz demeure une préoccupation majeure et la résolution de celle-ci nécessitera la mobilisation d’importants financements de l’ordre de 200 milliards de FCfa pour lesquels la communauté des partenaires techniques et financiers de la Card est sollicitée. Pour lui, l’atteinte de l’autosuffisance en riz nécessite la mobilisation des moyens de l’ensemble des acteurs notamment l’Etat, les bailleurs de fonds, les banques, les assurances agricoles, l’agrobusiness, les producteurs, etc. Il estime que les outils de planification ont été élaborés pour le Sénégal avec le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), espérant qu’aucun engagement ne fera défaut. Le ministre pense qu’il est indispensable d’investir massivement dans l'agriculture si l’on veut éradiquer la pauvreté, créer des emplois durables, atteindre une croissance d’au moins 6% et encourager le développement économique et social. C’est cela, selon Abdoulaye Baldé, que le Sénégal a bien compris en augmentant, à plus de 45%, le budget réservé à l’agriculture, cette année.

Abdou DIAW
Le Soleil

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Agriculture


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