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Appui de l'AFD à la CONFEMEN : Le Pasec enregistre un appui de plus de 2,6 millards de Fcfa



Le Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Conférence des ministres de l’Education ayant le français en partage (Pasec) a enregistré, hier, un appui de 4 millions d’euros (2,6 milliards de FCfa) de l’Agence française de développement.
Bouffée d’oxygène pour la Conférence des ministres de l’Education ayant le français en partage (Confemen) ! Son programme d’analyse des systèmes éducatifs (Pasec) enregistre un don non remboursable de 4 millions d’euros (2. 600 millions de FCfa). Cette enveloppe, généreusement octroyée par l’Agence française de développement (Afd), est, en réalité, un complément de financement (du programme) dont le montant global est estimé à 6.982.000 euros. (Ndlr : le reste de ce montant est assuré par la Banque mondiale, les pays bénéficiaires et la Confemen).

La signature de la convention de financement a réuni, hier, l’Ambassadeur de France au Sénégal, Nicolas Normand, le directeur de l’Afd (Sénégal), Olivier Pezet, et le secrétaire général de la Confemen, Jacques Boureima Ki. Ce dernier a magnifié l’appui « constant » de l’Afd, soulignant que cette convention de financement est l’aboutissement d’un long processus marqué par d’enrichissants échanges et de discussions. « Je remercie l’Afd et la France pour leur soutien constant à la Confemen et à ses pays membres », a déclaré Jacques Boureima Ki. Il a rappelé les objectifs du projet portant sur la période 2013-2016. Il s’agit d’évaluer la compétence des élèves du primaire dans au moins 10 pays de la Confemen en 2014, de préparer la prochaine session groupée prévue en 2019, de renforcer les capacités des équipes chargées de l’évaluation des élèves et d’améliorer le pilotage du Pasec, la qualité de ses productions et sa gouvernance dans un objectif d’autonomie accrue.
« En 2016, un rapport d’activités sera élaboré et nous ferons tout pour que les résultats soient à la hauteur des attentes », a assuré le secrétaire général de la Confemen. Dans son intervention, Olivier Pezet a rappelé que l’éducation occupe une place importante dans les programmes de l’Afd. De 2000 à nos jours, l’agence a injecté 750.000 millions d’euros en Afrique subsaharienne, dont 62 millions au Sénégal. « Cette enveloppe a permis de construire et de réfectionner de nombreux collèges et lycées, et nous sommes en train d’élaborer un projet pour aider le Sénégal à régler l’épineux problème des abris provisoires », a indiqué le directeur de l’Afd au Sénégal, insistant sur la nécessité de mettre désormais l’accent sur l’amélioration de la qualité des apprentissages.
Même point de vue soutenu par Nicolas Normand. S’appuyant sur les résultats de différentes études, l’ambassadeur de France au Sénégal a rappelé que, dans beaucoup de pays de l’espace francophone, le système éducatif connaît des difficultés, d’où des déperditions et des performances scolaires faibles. « Ayant comme objectif de fournir des pistes de réflexion et d’actions destinées à améliorer la qualité de l’éducation, le Pasec est une réponse technique à ces problèmes », a souligné le diplomate français, qui a réaffirmé la volonté de son pays de soutenir davantage l’éducation en Afrique francophone. Le Pasec a été créé en 1991 avec comme objectif principal d’évaluer la performance des systèmes éducatifs des pays membres en interrogeant les résultats des élèves du primaire.

Nicolas NORMAND, ambassadeur de la France au Sénégal : « La situation au nord du Mali est due en grande partie à la crise de l’éducation dans ce pays »
L’ambassadeur de France au Sénégal, Nicolas Normand, invite les pays de l’Afrique francophones à tirer les leçons de la crise malienne en mettant un accent particulier sur la qualité de leur système éducatif. Le diplomate français pense que la situation déplorable que connaît ce pays est due en grande partie à la crise que connaît son système éducatif. « Le système éducatif malien a connu, ces dix dernières années, d’incessantes grèves qui ont porté un coup dur aux performances scolaires.
Et faute d’avoir une formation de qualité, toute une jeunesse s’est retrouvée sans perspectives économiques et ouverte à des influences idéologiques radicales », a expliqué l’ambassadeur de France au Sénégal. Il se veut formel : le Sénégal et tous les autres pays doivent promouvoir un système éducatif laïc, rester vigilants et contrôler leur système éducatif. Pour ne pas sombrer, a dit M. Normand, dans des « fractures sociales, porteuses de conflits et de difficultés ».

Abdoulaye DIALLO
Le Soleil

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